en imitant à Dujardin

Le ciel est calme, le brouillard descend dans les rues, je suis calme, le champ cède son brouillard à la ville, le silence, le champ sourd et solitaire, il reste pensif, rêveur, je rêve aussi, j’ai froid, les contours des passants deviennent confus, brumeux, les toits accueillent des gouttes d’eau qui planent, le feuillage, l’écho des talons sur le pavé est atténué par le feuillage, il n’y a plus de passants, les rues engourdies coulent, j’ai toujours froid, ou c’est, peut-être, mon âge. Une voix fine s’éparpille sur le froid, résonne sur les toits, tombe sur le pavé, un oiseau orne l’air froid avec son collier de sons, des cristaux de gouttes d’eau, tout est immobile, je suis immobile, ma main, hier, une petite main jeune et chaude toucha la mienne, je suis effectivement âgé, mes mains sont laides et froides, la petite fille du boulanger, quelle tendre créature, quelle solitude, quel froid. Les chats réchauffent les toits au lieu de cheminées, les chats mouillés,  je suis seul, les troupeaux errants, là, loin de la ville, sur le champ, les clochettes de ces bêtes, de précieuses bêtes, sonnent comme un chant religieux, calme, je reste calme et vieux.

– En imitant le monologue intérieur de “Les lauriers sont coupés”

–  L’exercice pour la matière Poesía y Narrativa Francesas: Siglos XIX y XX, dirigée par Vicenta Hernández Álvarez

– Faculté de Philologie, Département d’Études françaises USAL

 

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